Le parkour est une activité physique visant à surmonter les obstacles de l’environnement de manière libre et efficiente. Il s’agit à la fois d’un moyen de locomotion (aller d’un point A à un point B de manière efficace et sûre) et d’une méthode d’entraînement (franchir des obstacles afin de devenir plus fort, autant physiquement que mentalement). Le parkour inclut différents types de mouvements tels que courir, sauter, escalader, se balancer, rouler, ramper, et des techniques de franchissement d’obstacles spécifiques à la discipline.

Cette discipline est née en banlieue parisienne à la fin des années ’80, inspirée notamment par la Méthode Naturelle de Georges Hébert, qui visait à obtenir un développement complet, harmonieux et utilitaire de l’individu.
En plus de perpétuer un idéal utilitaire et d’offrir un entrainement holistique et complet, le parkour est une activité ludique, créative et esthétiquement plaisante. La progression et le développement personnels, la compréhension et l’apprivoisement progressif de ses propres peurs, le sentiment de liberté, la réappropriation de la ville et de l’espace public, font le plaisir de la pratique. De plus, elle ne nécessite aucune infrastructure ni équipement spécifiques: au contraire, le parkour exige du pratiquant qu’il s’adapte, permettant la découverte de nouvelles interactions avec l’environnement existant.
FAQ
Les rares statistiques disponibles concernant les accidents en parkour comportent des biais. La réponse courte est donc: on ne sait pas.
Empiriquement, nous constatons cependant des taux de blessures relativement faibles, et l’association est fière de ne pas avoir eu un seul accident grave depuis 2013. Nous considérons que la gestion des risques est l’une parmi les multiples compétences que le parkour peut apporter au pratiquant. Finalement, tous nos entrainements se passent au niveau du sol, avec des progressions adaptées aux capacités, rythme et préférences de chacun-e. Les représentations spectaculaires du parkour ne sont que cela: une mise en spectacle de l’activité comme résultat d’années d’entrainement.
Selon le Bureau de prévention de accidents (BPA): « A ce jour, on ne signale guère d’accidents parmi les quelque 2000 «traceurs» (adeptes du parkour) actifs en Suisse. »
Il suffit de porter des vêtements confortables, flexibles et peu dommages. La semelle des chaussures devrait être flexible et peu épaisse.
Les salles ou structures dédiées ne sont pas une nécessité. Forts de notre expérience, nous sommes persuadés que l’expérience la plus riche du parkour vient de l’entrainement en extérieur, même pour des débutant-e-s ! Il vaut mieux apprendre progressivement et de manière précautionneuse en extérieur que d’avoir un faux sentiment de sécurité en intérieur. De plus, apprendre des techniques en intérieur pour les appliquer en extérieur comporte des risques si la transition n’est pas faite de manière appropriée (nouveaux apprentissages, temps d’adaptation…). L’usage des structures dédiées devrait donc être réservé à la pratique hivernale et/ou à l’apprentissage de compétences spécifiques annexes au parkour (acrobaties…).
